Tuesday, July 18, 2006

Les critères de Couhoulinn

Couhoulinn revient sur la fameuse affaire de la "souillure" qui lui avait valu d'être banni pour une semaine du forum des Pères Fondateurs.
Le blogueur, qui se pose en victime de "fouille-merde dont l’esprit, ou ce qui y ressemble, est aussi tordu que celui des rédacteurs de la Pravda", met les choses au point: ce n'est pas parce qu'elle est maghrébine que Assia Djebar "souille" la noble institution du Quai Conti, seuls des "cons" peuvent penser une chose pareille. Les "moins-cons" parmi lesquels Couhoulinn,"n’en ont que faire de la couleur de peau du nouvel Immortel : ils lisent ce qu’il a écrit et écoutent ce qu’il dit pour juger. Par exemple, le discours que cette femme a tenu lors de la reception de son “prix de la Paix” (tout un programme) en 2000. On constate que ce texte est saturé d’idéologie, d’approximations historiques, d’oublis voulus, de lacunes, … et l’on découvre une progressiste, dévouée à la cause féministe et à un anticolonialisme qui n’est plus de ce temps excepté pour ceux dont la vengeance est leur moteur, qu’elle est proche des socialistes qui lui ont déjà donné un travail de propagande dans le passé.
Bref, si les "cons" jugent un écrivain sur son appartenance ethnique, les "moins cons" eux préfèrent se baser sur ses accointances idéologiques et politiques. L'oeuvre de Mme Djebar, ses romans, ses essais, son théâtre, ses films? Couhoulinn n'en souffle mot, on se demande même s'il la connait; mais il sait d'elle tout ce qu'il a besoin de savoir, c'est-à-dire qu'elle n'est pas dans son camp. C'est bien suffisant pour condamner une "Goebbels socialiste".