Les critères de Couhoulinn
Couhoulinn revient sur la fameuse affaire de la "souillure" qui lui avait valu d'être banni pour une semaine du forum des Pères Fondateurs.Le blogueur, qui se pose en victime de "fouille-merde dont l’esprit, ou ce qui y ressemble, est aussi tordu que celui des rédacteurs de la Pravda", met les choses au point: ce n'est pas parce qu'elle est maghrébine que Assia Djebar "souille" la noble institution du Quai Conti, seuls des "cons" peuvent penser une chose pareille. Les "moins-cons" parmi lesquels Couhoulinn,"n’en ont que faire de la couleur de peau du nouvel Immortel : ils lisent ce qu’il a écrit et écoutent ce qu’il dit pour juger. Par exemple, le discours que cette femme a tenu lors de la reception de son “prix de la Paix” (tout un programme) en 2000. On constate que ce texte est saturé d’idéologie, d’approximations historiques, d’oublis voulus, de lacunes, … et l’on découvre une progressiste, dévouée à la cause féministe et à un anticolonialisme qui n’est plus de ce temps excepté pour ceux dont la vengeance est leur moteur, qu’elle est proche des socialistes qui lui ont déjà donné un travail de propagande dans le passé.
Bref, si les "cons" jugent un écrivain sur son appartenance ethnique, les "moins cons" eux préfèrent se baser sur ses accointances idéologiques et politiques. L'oeuvre de Mme Djebar, ses romans, ses essais, son théâtre, ses films? Couhoulinn n'en souffle mot, on se demande même s'il la connait; mais il sait d'elle tout ce qu'il a besoin de savoir, c'est-à-dire qu'elle n'est pas dans son camp. C'est bien suffisant pour condamner une "Goebbels socialiste".

20 Comments:
Je relève que le langage passablement ordurier de Couhoulinn est caractéristique de cette attitude vulgaire propre à toute une catégorie de faux conservateurs, qui semblent avoir oublié jusqu'à la signification de gentleman.
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Look who's talking!
Ta puissance de feu argumentative m'épatera toujours.
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Car tu estimes faire mieux? Certes, ton commentaire est nettement plus long que le mien mais cela n'enlève rien à sa vacuité.
J'ai montré le rapport entre le fond et la forme du discours tenu par tant de so called conservateurs. La vacuité que tu trouves dans mon post est uniquement celle de l'objet que j'analysais.
Mais je conçois que cela te passe un peu au-dessus...
Tu n'as rien montré du tout...
Elle n'est pas dans son camp uniquement de par son origine et de par sa religion. Ceci dit qu'attendre d'autre de la part d'un individu qui se rêve croisé des temps modernes.
"L'oeuvre de Mme Djebar, ses romans, ses essais, son théâtre, ses films? Couhoulinn n'en souffle mot, on se demande même s'il la connait"
Et qui la connaît (ce qui est tout de même, il me semble, un minimum pour devenir "immortelle")?
En d'autres termes, quel est son titre à intégrer l'Académie, si ce n'est son origine tehnico-religieuse?
Il me semble que l'Académie Française n'a pas de compte à rendre au vulgum pecus à la fois sur son fonctionnement pas plus que sur ses critères de cooptation. Si la renommée devait être un critère il y a belle lurette que Steevy et consorts siègeraient parmi les immortels. D'ailleurs il n'y a pas que l'Académie qui ne tienne pas compte de la renommée, le Prix Nobel de littérature n'est pas toujours donné à de grands noms, loin s'en faut. Mais peut-être privilégient ils la qualité, allez savoir!
A propos, je me permets de rappeler que l'Académie des Inscriptions et Belles-lettres ne compte pas moins d'une quarantaine de correspondants et associés étrangers, tous pouvant espérer un jour enter à l'Institut par la grande porte.
Etant donné que le vulgum pecus finance l'Académie, oui, elle a bien des comptes à rendre.
Et , jusqu'à présent, la notoriété littéraire, même controversée, était un des critères d'acceptation des impétrants.
Quant à l'hypothèse que l'Académie des Nobel privilégie la qualité, quand on ne sait pas qui y fait la pluie et le beau temps, il vaut mieux se taire là-dessus.
Pas mal de membres présents et passés de l'Académie étaient ou sont peu ou pas connus du vulgum pecus. Mme Djebar n'est pas plus obscure que feus Jacques de Bourbon-Busset ou le révérend-père Carré ou, parmi les contemporains, Florence Delay, Gabriel de Broglie ou Yves Pouliquen dont le vulgum pecus n'a sans doute jamais entendu parler. Sur les membres actuels, on ne voit guère que Lustiger, Decaux, Ormesson, Troyat, Dutourd et VGE qui soient vraiment connus du grand public. Les autres...
Et encore Dutourd ne doit sa réputation auprès du grand public que grâce à sa participation à l'émission radiophonique de Philippe Bouvard "Les grosses têtes". Je doute que sa notoriété lui vienne de "Henri ou l'Education Nationale", "Mémoires d'un demi-solde" sans parler de "Mascareigne ou le schéma".
Il a tout de même eu un best-seller avec Au bon beurre (l'un des romans les plus vrais sur la France occupée, soit dit en passant)
Je ne l'avais pas mentionné tout simplement parce que certains seraient encore capables de dire que je fais de la propagande pour l'antifrance. Surtout que ces derniers du haut de leur vingtaine d'années à peine dépassées sont capables sont en mesure d'affirmer ce qui est vrai de ce qui ne l'est pas. Je gage que les plus hardis ne rchigneraient pas à tenir cette position devant un Dutourd ancien résistant parfaitement au fait des manières de l'époque.
"Pas mal de membres présents et passés de l'Académie étaient ou sont peu ou pas connus du vulgum pecus. Mme Djebar n'est pas plus obscure que feus Jacques de Bourbon-Busset ou le révérend-père Carré ou, parmi les contemporains, Florence Delay, Gabriel de Broglie ou Yves Pouliquen dont le vulgum pecus n'a sans doute jamais entendu parler. Sur les membres actuels, on ne voit guère que Lustiger, Decaux, Ormesson, Troyat, Dutourd et VGE qui soient vraiment connus du grand public"
Ils n'étaient ou ne sont pas connus du vulgum pecus, mais bien du monde littéraire
Mme Djebar est la première à n'être connue rigoureusement de personne.
Si vous le dites, cher Immortel...
J'imagine néanmoins qu'elle devait être connue ne serait-ce qu'en raison de la tradition des visites sans laquelle la cooptation ne peut espérer désirée ne peut aboutir.
Couhoulinn: "Je me fous pas mal que controvertia reste ou pas, même si les propos y sont orduriers notamment à propos de ma personne".
Amplements mérités d'ailleurs.
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